Le Mardi 22 février 2022
Bérangère Abba, secrétaire d’État chargée de la biodiversité, a présidé la « Conférence biodiversité Outre-mer » pour échanger sur les enjeux spécifiques aux territoires ultramarins, en amont de la publication prochaine de la Stratégie nationale biodiversité 2030.
Les contraintes imposées par le contexte sanitaire et les décalages horaires ont conduit à organiser cette conférence en deux temps :
- le 16 février, de 22h à 23h30 (heure de Paris), avec les collectivités du Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna).
- le 17 février, de 13h à 15h (heure de Paris), avec la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, et les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF).
Les participants - élus, membres des comités de l’eau et de la biodiversité, scientifiques, services et opérateurs publics, et autres acteurs de la biodiversité de chacun de ces territoires – se sont mobilisés en nombre sur les enjeux de protection de l’environnement lors de ces deux séquences.
Les collectivités et acteurs, dans le respect de leurs compétences respectives, ont partagé leur vision des enjeux de protection de la biodiversité, mais aussi leurs expériences sur la gestion et la préservation de la biodiversité. Ils ont exprimé leurs attentes et ont également complété leurs contributions à la future Stratégie nationale biodiversité 2030.
Plusieurs thèmes présentant des enjeux particuliers pour les collectivités ultra-marines ont fait l’objet d’une attention spécifique :
- la connaissance au service de la protection de la biodiversité,
- la mise en œuvre de la stratégie nationale pour les aires protégées 2030, en ciblant les écosystèmes ultramarins caractéristiques, comme les récifs coralliens, les mangroves ou les forêts tropicales,
- les espèces exotiques envahissantes,
- la mobilisation de la jeunesse pour préserver la biodiversité.
Les témoignages des participants ont souligné la très forte implication des citoyens, et notamment des plus jeunes, dans la lutte contre les espèces exotiques envahissantes.
Ils ont mis en évidence des points clé comme l’importance de lier les enjeux de protection de la biodiversité et du climat, notamment pour des systèmes insulaires particulièrement vulnérables à l’élévation du niveau de la mer, mais aussi celle d’imbriquer la dimension culturelle aux politiques de protection de la nature, les deux étant indissociables grâce à la valorisation des savoirs locaux.
Les échanges ont également souligné l’urgence à agir contre les pollutions, notamment plastiques ; et à se mobiliser sur la gestion des déchets et de l’énergie en milieu insulaire ou encore sur l’importance de disposer de ressources en eau de qualité.
En conclusion, il est apparu nécessaire d’inscrire cette conférence dans la durée et d’en faire un lieu de dialogue et d’échanges sur les enjeux de la préservation de la biodiversité ultra-marine.